Le datamoshing est le procédé qui consiste à recréer volontairement des artefacts vidéos liés à une mauvaise compression. Tout le monde à déjà subi un divX dégueu. C’est super relou tu vois.
Il faut savoir qu’une vidéo est composée d’images-clés (Iframe) disposées à intervalle régulier et paramétrable lors de rendus. Entre ces iframes, on a des images intermédiaires qu’on appelle les delta frames. Celles-ci n’ont pour information que les éléments de l’image qui ont changés par rapport à l’image précédente. Cela permet, entre autre, un gain de poids de fichiers vidéos. L’astuce est de supprimer des images clés. Au montage, quand on a pas d’i-frame au moment d’un cut, on aura alors affiché une image figée du plan précédent avec les mouvements de la séquence actuelle. Du côté esthétique, beaucoup utilisent des fluides, des particules et des éléments balayant l’image pour “rafraîchir” l’affichage. Mieux que des mots, voici quelques exemples:
Le fameux clip
Welcome to heartbreak de Kanye West réalisé par
Nabil. C’est ce clip qui a révélé au grand jour le process de datamoshing. Une vrai recherche avec des enchainements de cuts et de séquences en mouvement bien pensées. Outre le datamoshing, on y retrouve de la neige vidéo, des séparations de couches RVB, mire et autres éléments liés à la technologie vidéo.
Le clip du groupe Chairlift intitulé
Evident Utensil et réalisé par le fameux Datamosher. L’un des précurseurs si ce n’est le précurseur.
Compression reel de
David O’Reilly intitulé
showreel on drugs.
Recherches du graphiste Cosmobravo
Vidéo de l’artiste
Takeshi Murata.
Tutorials de Datamosher en 3 parties.
Mattrunks à également mis en ligne un
tutorial plutôt complet sur le datamoshing.