Vincent Frank alias Frankmusik alias Mr. Mouth (en rapport avec son talent de beatboxer) sort courant ce mois-ci son premier album plutôt “electropop” intitulé Complete Me. Il avait déjà sorti 2 EP dédiés aux 2 morceaux inclus dans l’album : 3 Little Words et Better Off As Two. Voici le clip de 3 Little Words qui a d’ailleurs servi au Grand journal, sur Canal+, pour un de leur jingle.
Le célèbre groupe electro canadien MSTRKRFT ( à prononcer “Masterkraft”) s’associe le temps d’un morceau au chanteur et musicien John Legend. En écoutant, on ne peut s’empêcher de penser à la pop de Pony Pony Run Run et ce côté intimiste de leur clip Hey You. Dans le même cadre, j’ai aussi en tête le clip Kilometer de Sébastien Tellier réalisé par François et Jonas (Justice, Kanye West, Madonna etc…).
La vidéo “Heartbreaker” est réalisé par un certain Vincent Haycock qui s’avère être aussi à l’origine du génial générique de la série Nip/Tuck. Et en prime, voici son pitch à propos du clip :
Thunderheist est un groupe canadien composé d’Isis au chant et de Grahmzilla au beats très électros. Leur premier album éponyme est sorti il y a de ça un mois. C’est d’ailleurs leur très réussi clip en slow motion Jerk It qui m’as fait connaître le groupe.
http://www.myspace.com/thunderheist
Le datamoshing est le procédé qui consiste à recréer volontairement des artefacts vidéos liés à une mauvaise compression. Tout le monde à déjà subi un divX dégueu. C’est super relou tu vois.
Il faut savoir qu’une vidéo est composée d’images-clés (Iframe) disposées à intervalle régulier et paramétrable lors de rendus. Entre ces iframes, on a des images intermédiaires qu’on appelle les delta frames. Celles-ci n’ont pour information que les éléments de l’image qui ont changés par rapport à l’image précédente. Cela permet, entre autre, un gain de poids de fichiers vidéos. L’astuce est de supprimer des images clés. Au montage, quand on a pas d’i-frame au moment d’un cut, on aura alors affiché une image figée du plan précédent avec les mouvements de la séquence actuelle. Du côté esthétique, beaucoup utilisent des fluides, des particules et des éléments balayant l’image pour “rafraîchir” l’affichage. Mieux que des mots, voici quelques exemples:
Le fameux clip Welcome to heartbreak de Kanye West réalisé par Nabil. C’est ce clip qui a révélé au grand jour le process de datamoshing. Une vrai recherche avec des enchainements de cuts et de séquences en mouvement bien pensées. Outre le datamoshing, on y retrouve de la neige vidéo, des séparations de couches RVB, mire et autres éléments liés à la technologie vidéo.
Le clip du groupe Chairlift intitulé Evident Utensil et réalisé par le fameux Datamosher. L’un des précurseurs si ce n’est le précurseur.
Compression reel de David O’Reilly intitulé showreel on drugs.
Recherches du graphiste Cosmobravo
Vidéo de l’artiste Takeshi Murata.
Tutorials de Datamosher en 3 parties.
Mattrunks à également mis en ligne un tutorial plutôt complet sur le datamoshing.